La question qu’on me pose le plus souvent sur EternaClimb ne porte pas sur l’entraînement. C’est : qu’est-ce que je reçois exactement ?
Question légitime. Un tableau Excel, c’est concret. Un cycle d’entraînement qui s’ouvre semaine après semaine, c’est plus dur à imaginer, et tant que tu n’en as pas vu un, on a l’impression de payer pour rien.
Voici donc tout le déroulé, étape par étape. De la première question à laquelle tu réponds jusqu’au jour où tu décides de partir. Pour savoir si ça te correspond et ce qu’il y a dans le programme, j’ai écrit un article à part sur notre application d’entraînement escalade. Celui-ci raconte ce qui t’arrive à toi, dans l’ordre.
Étape 1
Construis ton profil
Le genre, l’âge et le style de grimpe ne me disent presque rien sur la façon de t’entraîner. Avec quatre réponses, je ne peux établir qu’un plan moyen. Le même que celui de tout le monde.
Alors on pose plus de questions. Depuis combien de temps tu grimpes et à quel niveau. Comment tes doigts tiennent les petites réglettes. Combien de mouvements avant que tes avant-bras lâchent. Si tu fais confiance à tes pieds, si tu lis une voie depuis le sol. Ce qui t’a fait mal et ce qu’il faut protéger. Dans quelle salle tu t’entraînes et ce qu’elle propose. Ce que tu as chez toi. Quels jours sont libres, et lesquels on ne peut pas toucher. Quand tu veux commencer. Tes chiffres max, si tu les connais : tractions, traction lestée, suspension. Et, avec tes propres mots, où tu en es en ce moment et ce qui t’a fait chercher un plan.
De tout ça sort un profil à partir duquel je peux calculer la charge au lieu de la deviner. Environ 10 minutes.
Étape 2
C’est un algorithme qui construit le cycle, pas une IA
Base (fondation), Build (construction), Integration (intégration), Peak (pic de forme), Taper (affûtage), Realization (réalisation), Reset (remise à zéro).
Chaque phase a une seule mission. D’abord la base, puis la force par-dessus cette base, puis la réalisation. C’est comme ça que les résultats montent et que le risque de blessure baisse. Pourquoi c’est un algorithme et pas un réseau de neurones, et ce qu’il y a d’autre dedans, je l’explique dans le même article. En bref : chaque exercice est dans ton programme pour une raison, et cette raison peut s’expliquer avec des mots.
La durée du cycle, tu la choisis dans le quiz. Plus tard, tu peux plutôt le caler sur une date, un voyage ou une compétition, et le cycle se construit à rebours depuis ce jour pour que le pic tombe pile dessus.
Dans le cycle, on retrouve les principes sur lesquels repose toute vraie préparation :
- Individualisation. Construit autour de ton niveau, de tes jours, de ton matériel, pas autour d’un grimpeur moyen.
- Progression. La charge augmente semaine après semaine, au lieu de partir au maximum dès le premier jour.
- Spécificité. On entraîne l’escalade, pas une forme physique abstraite.
- Variation. Les exercices changent, le corps ne s’installe pas dans la routine.
- Ondulation. Les semaines dures alternent avec les semaines légères.
- Récupération. Le repos est prévu dans le plan, pas casé dans le temps qui reste.
Rien de tout ça n’est nouveau. C’est comme ça qu’on prépare les sportifs depuis des décennies. Ça arrive juste rarement jusqu’au grimpeur qui s’entraîne après le boulot.
Étape 3
Tu t’abonnes, et le programme s’ouvre tout de suite
Tu peux commencer par une semaine gratuite. Dans les deux cas, personne ne retient le plan une journée pour le valider. Il est dans ton espace d’entraînement dès ta souscription, sur le web ou dans l’application iPhone.
Le coaching est déjà dedans : l’algorithme tourne sur ma méthode. Quand ta vraie semaine ne colle pas au plan, tu le dis au coach IA dans l’application. Il peut mettre le plan en pause, déplacer une séance, rendre un exercice plus facile ou plus dur, le remplacer par un autre, ou reconstruire le cycle autour d’une date.
Chaque changement arrive sous forme de carte. Tu le confirmes en un clic, et l’algorithme recalcule le plan. Le modèle parle, les règles font les calculs.
Étape 4
Trois semaines en vue, une de plus chaque lundi
Tu vois la structure de tout le cycle : quelles phases, quand et pourquoi. Dans le détail, tu vois la semaine en cours et les deux suivantes. Chaque lundi, une semaine de plus s’ouvre, toute seule. Tu n’attends personne.
Les doses sont calculées à partir de toi. Combien de tractions tu fais, si tu les lestes, ce que tes doigts tiennent, dans quelle forme tu es. Deux grimpeurs du même niveau reçoivent des charges différentes et des séries différentes.

Today : ce qu’il faut travailler maintenant, et comment se passe ta semaine.

Plan : tout le cycle sur un calendrier, phase par phase.
Étape 5
Tu t’entraînes, et tu notes
Tu notes les séances et les séries : ce que tu as fait, combien, où tu t’es arrêté. Ce n’est pas un petit bonus par-dessus le programme. Ça en fait partie.
Avant la séance, l’application pose quatre questions courtes : comment tu as dormi, à quel point tu te sens reposé, ton niveau de stress, comment vont tes doigts. Si les réponses sont mauvaises, elle te le dit : réduis le volume, vas-y léger aujourd’hui, ou laisse tes doigts tranquilles. L’écran d’accueil montre à quel point tu as récupéré de tes dernières séances. Pour les suspensions et les intervalles, il y a un minuteur.
Après la séance, tu peux dire quelques mots dans le journal vocal au lieu de les taper. En fin de semaine, deux questions : à quel point c’était dur, et si quelque chose t’a fait mal.
Et c’est exactement là que je perds des gens. Noter au milieu d’une séance, ça a tout d’une corvée. Tu es venu grimper, pas remplir des tableaux, et chaque clic te sort de ce pour quoi tu es venu. Je ne vais pas faire comme si cette friction n’existait pas. Elle est réelle, et pour certains elle suffit à les dégoûter de l’idée même de s’entraîner avec un plan.
Alors autant dire ce qu’un plan t’apporte vraiment. La plus grande partie est invisible au premier regard, et certaines choses comptent plus que d’avoir exécuté chaque série exactement comme prévu.
Un plan, c’est de la structure. Un plan, c’est de la discipline. Un plan, c’est savoir ce que tu fais aujourd’hui, pourquoi tu le fais, et comment ça se verra dans ton corps dans un mois. Il supprime la négociation quotidienne avec toi-même pour savoir si tu t’entraînes et quoi faire une fois sur place. C’est un repère que tu consultes avant la séance, puis encore après.
Même quand tu grimpes avec des amis, quand la moitié de la séance passe à discuter et à essayer les blocs des copains, le plan garde le cap. Tu pilotes la séance au lieu de la laisser dériver là où la soirée l’emmène.
Tu n’as pas besoin de le suivre à la lettre pour que ça marche. Mais c’est toi qui dois tenir le volant. C’est le seul moyen pour qu’une séance aille vers l’objectif que tu veux vraiment, au lieu de finir n’importe où.
Étape 6
Tes plans ont changé ? Reconstruis le programme
Tu pars en voyage. Tu es tombé malade. Tu as choisi un objectif avec une date. Tes jours libres ont changé. Le programme se reconstruit à partir de ta semaine actuelle, et tu repars d’où tu en es vraiment, pas d’où le plan supposait que tu serais.
Pour les jours de pause, il y a Take a break : choisis le premier et le dernier jour, et le plan attend. La semaine où tu t’es arrêté reprend le lundi après ton retour, et tu peux prévoir plusieurs pauses à l’avance. Tu fais tout ça toi-même dans l’application, ou tu le dis simplement au coach dans le chat.
Étape 7
Tu pars, et ton historique reste
Les semaines que tu as terminées restent consultables, sans limite de temps. Tu peux te connecter quand tu veux. Reviens, et tu reprends là où tu t’étais arrêté.
Voilà, c’est tout
Tu réponds aux questions. Un algorithme construit ton cycle. Les premières semaines s’ouvrent tout de suite, et chaque lundi une de plus apparaît. Tu t’entraînes, tu notes ce que tu as fait, et quand la vie change, tu reconstruis le plan à partir de la semaine où tu te trouves.
Pas de magie et pas de boîte noire. C’est la réflexion qu’un coach ferait pour toi, faite à l’avance, pour que ce ne soit pas une soirée de fatigue en salle qui décide de ton entraînement.
Alors, tu sais ce que tu travailles à ta prochaine séance ? Ou tu le décides en arrivant à la salle ?
Tu ne sais pas vraiment ce qui te freine ? Le quiz fait le point en quelques minutes.
Reçois ton plan d’entraînement personnaliséL’application est en anglais.



